L'étincelle fondatrice
Dominique, en 2006, quand tu crées Dreamakers, les Hauts-de-France ne s’appelaient pas encore les Hauts-de-France, l’entrepreneuriat n’était pas encore la grande cause nationale qu’il est devenu, et la pédagogie par le faire restait un concept confidentiel en France. C’était quoi exactement le diagnostic qui t’a poussée à agir et pourquoi toi, pourquoi là ?
L’histoire de Dreamakers est très liée à l’histoire économique de la région.
dans le Nord‑Pas‑de‑Calais, le taux de création d’entreprise est largement inférieur à la moyenne nationale. Pour y remédier, Pierre de Saintignon, vice président du Conseil régional de l’époque réunit une vingtaine d’entrepreneurs, et nous demande quelle réponse pouvons-nous apporter.
Une idée émerge : et si on donnait envie aux jeunes d’entreprendre ?
Pour moi, ça résonne immédiatement. J’ai grandi aux côtés d’un père expert-comptable. Très tôt, j’ai compris que derrière chaque entreprise, il y avait des trajectoires humaines, des doutes, des rebonds. Ce projet coche tout de suite trois dimensions essentielles pour moi : l’entrepreneuriat, la jeunesse, le développement économique des territoires
Au fil des années, j’ai enrichi cette lecture en étant vice présidente du Centre des Jeunes Dirigeants, et membre du CESER. Cela m’a permis de comprendre en profondeur les enjeux des entreprises comme ceux des territoires. Et c’est sans doute ce double regard qui fait la force de Dreamakers aujourd’hui
Depuis sa création, Dreamakers se construit avec des personnes issues du monde économique, de l’enseignement et du monde institutionnel. C’est cette énergie collective qui me guide depuis le début.. Depuis, mon propre parcours, pro et perso, m’ont aussi appris que l’énergie collective est source de résilience. C’est devenu mon moteur managérial.
Le choix du nom
Dreamakers — faiseurs de rêves. C’est un nom qui revendique clairement quelque chose, presque un manifeste. Mais dans une région qui a vécu la désindustrialisation, le chômage structurel, des territoires qui ont souffert économiquement, est-ce que parler de « rêves » c’était un acte de résistance ou un pari un peu fou ?
Dreamakers, c’est bien plus qu’un nom. C’est une conviction.
Oser avoir des idées, imaginer, proposer, construire des solutions, et se donner les moyens de les concrétiser. Rêver d’un monde meilleur. Seul ou en collectif. Rever, c’est nourrir la confiance en soi, en les autres, en son territoire
Dans une région comme les Hauts-de-France, cet enjeu est particulièrement fort. Une région tournée vers l’avenir, avec de véritables potentiels d’emplois et d’innovation pour les jeunes, mais qui reste aussi marquée par son histoire industrielle, ses inégalités territoriales et ses fragilités sociales. Aussi, ouvrir le champ des possibles devient essentiel. Alors, parler de rêves n’est pas naïf. C’est une façon de donner de l’ambition
Avec une façon de faire, que je m’applique à moi-même, et à mon équipe : il faut toujours viser la lune. En cas d’échec, tu atterris dans les étoiles ».
La méthode
Vous vous inspirez explicitement des modèles norvégien et québécois, où l’entrepreneuriat est intégré dès le primaire et jusqu’au lycée avec des résultats mesurables baisse du décrochage scolaire, amélioration de la confiance en soi, meilleur ancrage territorial. Vingt ans après, est-ce que tu peux dire que ce modèle est transposable en Hauts-de-France, ou la culture éducative française reste-t-elle un frein structurel ?
J’ai la chance de diriger une association portée par des présidents engagés dans la durée, avec une vision ambitieuse et un souci réel de pérennité.
Les trois présidents ont toujours défendu l’idée que l’entrepreneuriat s’apprend, comme on apprend l’anglais, les mathématiques ou à faire du vélo.
C’est exactement ce que l’on retrouve dans les modèles québécois ou norvégiens. D’ailleurs, dans les premières années, nous avons beaucoup appris en allant au Québec et nous étions impressionnés par les méthodes pédagogiques mises en œuvre.
Nous avons structuré nos programmes pédagogiques pour apprendre à entreprendre tout au long de la scolarité, du CM2 jusqu’à l’université. Chaque programme prend une couleur particulière, car nous faisons travailler les jeunes avec les acteurs économiques et institutionnels locaux sur une problématique clé pour le développement du territoire. Personne ne sait à l’avance ce qu’il va se passer, les idées qui vont émerger : c’est un collectif composé de jeunes, d’entrepreneurs, d’enseignants qui bosse sur un sujet, et en ressort un projet d’activité économique. Que certains mettront en œuvre, pour vivre réellement et concrètement, toutes les étapes d’un projet entrepreneurial.
Avec le recul, je dirais qu’aujourd’hui, les Hauts-de-France n’ont rien à envier aux pays qui nous inspiraient il y a 10 ans : Une dizaine d’acteurs intervient sur la sensibilisation des jeunes. Le collectif régional impulsé par le Conseil régional au sein de la Maison des Entrepreneurs, est largement à la hauteur des pratiques observées ailleurs. Nous sommes aujourd’hui la seule région de France à déployer une politique de sensibilisation à l’entrepreneuriat aussi ambitieuse, avec constance, depuis 20 ans. Cette dynamique est reconnue au niveau européen, puisque la Région a été primée par l’Union Européenne fin 2025.
Alors oui, il y a quelques années, j’aurais sans doute dit que la culture éducative française pouvait être un frein. Aujourd’hui, mon regard a évolué. Je pense que le véritable défi tient davantage aux conditions de travail des enseignants, qui sont parfois préoccupantes, à une incertitude économique et écologique qui pèse sur les jeunes, et à un contexte politique instable, qui rend plus difficile la promotion de l’entrepreneuriat.
Mais même dans un contexte « dégradé » la « méthode Dreamakers » marche toujours : en travaillant avec les 800 enseignants et nos 400 bénévoles, nous créons des expériences pédagogiques uniques pour transmettre une posture : oser, coopérer, créer, se tromper, se relever. Et notre méthode repose sur 3 ingrédients : Rever, faire ensemble, avec ambition et determination.
L'impact réel
10 000 personnes touchées par an, 6 000 jeunes formés, une présence sur l’ensemble des territoires. Les chiffres sont là, mais dans le monde de l’impact social, on sait que les metrics peuvent masquer autant qu’ils révèlent. Comment tu mesures, toi, vraiment, que Dreamakers change quelque chose dans la trajectoire d’un gamin de Valenciennes, de Creil ou de Saint-Quentin ?
En Hauts-de-France on ne parle pas d’une jeunesse, mais de plusieurs jeunesses. Certains grandissent dans des environnements où rêver est naturel, presque encouragé. D’autres non.
Dès le départ, avec le président fondateur, nous avons posé un principe : tout le monde ne naît pas dans un environnement propice à rêver… et donc à entreprendre. Alors notre rôle, c’est de recréer cet espace.
Je suis souvent tentée de dire que notre meilleur indicateur serait simplement de compter les paillettes que l’on met dans les yeux des enfants… et le regard pétillant de fierté que l’on retrouve dans les yeux des enseignants.
Mais plus sérieusement, nous avons aussi des indicateurs très concrets. En 2024, nous avons franchi la barre des 100 000 jeunes sensibilisés, et nous sommes aujourd’hui, à près de 120 000 jeunes accompagnés. 80 % des jeunes que nous accompagnons n’ont pas d’entrepreneur dans leur environnement proche, 6 jeunes sur 7 disent avoir trouvé leur projet d’orientation et 60 % considèrent désormais la création d’entreprise comme un avenir professionnel possible
Aujourd’hui également : 800 enseignants nous font confiance, 20% travaille avec nous depuis près de 10 ans et 1 établissement scolaire sur 5 met en place un programme Dreamakers . Je pense même que, depuis 20 ans, nous avons probablement mis les pieds dans presque tous les collèges et lycées de la région.
Et pour en savoir plus sur l’impact de Dreamakers depuis 20 ans, découvrez notre campagne « que sont ils devenus »sur nos réseaux. Et d’ici décembre, vous aurez accès à notre rapport d’impact, que nous ciblons sur nos bénéficiaires ( jeunes, enseignants, entrepreneurs) et sur les territoires de la Région.
La tension éducation / économie
Il y a une tension réelle, parfois explosive, entre le monde éducatif et le monde économique en France. Les enseignants ont leurs codes, leurs contraintes, leur culture professionnelle. Les entrepreneurs aussi. Toi tu es au milieu de ça depuis vingt ans. Comment tu gères ce no man’s land ? Et est-ce que cette tension a évolué, ou elle reste la même qu’en 2006 ?
Je ne suis pas en phase avec ce terme de « tension »
Je suis convaincue que, où qu’ils soient, les gens font de leur mieux pour faire leur travail — à partir du moment où ils en comprennent le sens. C’est en tout cas une conviction que j’ai construite au fil de mon parcours de dirigeante, en accompagnant une équipe aujourd’hui de 16 personnes, et plus de 40 collaborateurs qui ont contribué à l’aventure Dreamakers en 20 ans.
Dans notre région, il faut le dire, les relations entre écoles et entreprises sont parmi les plus développées en France. . Le monde de l’entreprise et le monde de l’enseignement poursuivent des objectifs différents, parce qu’ils ont une mission différente. C’est donc normal qu’il y ait un espace que tu nommes “no man’s land” : cet endroit où il est finalement difficile de se rencontrer, et encore plus de construire ensemble.
Alors comment je le gère ?. Je pourrais choisir de voir les écarts de perception… J’ai choisi de me concentrer sur le potentiel de complémentarité.
Aujourd’hui, je me vois à la fois comme une créatrice de liens,
et comme une capitaine stable. Quelqu’un qui garde le cap, même dans la complexité, et qui le fait toujours avec les autres, jamais seule.
Et ce que nous avons fait ensemble, c’est transformer, progressivement, le « no man’s land » en un espace de collaboration. Cela est possible car j’ai envers mon équipe une exigence de respect de l’autre, de respect de la différence. Le respect engendre la confiance. Et cette confiance change tout.
Je crois profondément que la seule manière de réunir des mondes qui cohabitent, c’est de se construire une ambition commune. Chez Dreamakers, cette ambition est très claire : l’avenir du jeune, et l’avenir du territoire.
Les territoires oubliés
Les Hauts-de-France, c’est Lille et sa métropole dynamique, les grandes écoles, l’écosystème start-up lillois mais c’est aussi l’Avesnois, la Thiérache, le Ternois, des zones rurales ou péri-urbaines où l’entrepreneuriat ne fait pas partie du logiciel familial. Comment Dreamakers travaille concrètement sur ces territoires-là, ceux où l’ambition entrepreneuriale n’est pas encore une norme sociale ?
En Hauts-de-France, il y a des réalités très différentes. Cette année, la région fête ses 10 ans, et cela fait 10 ans que nous apprenons à regarder cette diversité comme une richesse. Chaque territoire a son histoire, ses fragilités, mais aussi son potentiel. Et même dans une grande métropole comme Lille, on peut être dans un quartier où l’entrepreneuriat ne fait pas partie du “logiciel familial”.
Chez Dreamakers, au fond, le seul ingrédient dont nous avons vraiment besoin pour démarrer… c’est l’envie.
L’envie des enseignants de faire réussir leurs élèves.
L’envie des entrepreneurs et des acteurs locaux de faire réussir leur territoire.
Notre force, encore une fois, c’est de savoir mettre en mouvement, ensemble, des personnes qui ont envie d’agir pour l’avenir des jeunes.
Avec eux, nous construisons des expériences pédagogiques spécifiques, ancrées dans la réalité des territoires. Nous posons, quoi qu’il arrive, un regard optimiste sur les territoires et sur les personnes qui les composent. Et nous mettons tout en œuvre pour que le jeune comprenne son territoire. Parce que le comprendre avec optimisme, c’est déjà commencer à vouloir le transformer.
Le rôle des bénévoles
400 bénévoles, 1 600 heures par an. C’est un chiffre impressionnant pour une association. Mais le bénévolat en France est en crise — engagement qui s’effrite, profils qui se font rares. Toi tu as réussi à construire une communauté, les WeAreDreamakers. Quel est ton secret pour fidéliser des entrepreneurs, des enseignants, des acteurs institutionnels dans la durée ?
Les bénévoles sont le cœur battant de Dreamakers. 400 bénévoles qui pour près de 2 000 heures de bénévolat, réunis dans notre communauté « We Are Dreamakers » . Sans eux, rien ne serait possible : seuls les entrepreneurs peuvent transmettre le goût et la passion d’entreprendre. Ce sont eux qui incarnent le réel. Qui parlent des réussites, mais aussi des doutes, des échecs, des rebonds.
Ce chiffre dit quelque chose de beaucoup plus profond :
il est le reflet de ce qu’est notre région.
Une région solidaire, engagée, généreuse.
Quel est mon secret? je dirais d’abord que c’est de croire profondément à ce que je fais. J’ai le sentiment d’être là où je dois être.
Porter une mission centrée sur l’épanouissement des enfants, créer du lien entre des personnes d’horizons très différents, pour avoir un impact social fort dans une région que j’affectionne particulièrement, et contribuer à faire grandir du “nous”.
Mais c’est aussi une manière d’être : aligner les paroles et les actes, auprès des équipes comme des partenaires, être authentique, résiliente. Faire confiance. C’est aussi être ambitieuse et exigeante, envers nous-mêmes, en équipe. Rester fidèle à mes valeurs, refuser les solutions de facilité — même si cela a pu parfois me coûter.
Et je pense, ou en tout cas j’espère, que mes collaborateurs diraient que ma force est de mettre la relation humaine au cœur de tout.
Aujourd’hui, ce que cela produit, c’est une fidélité rare : des partenaires qui nous accompagnent depuis 20 ans, des enseignants engagés à nos côtés depuis 10 ans, des bénévoles présents depuis les débuts
Et pour moi, c’est sans doute le plus beau signe que ce que nous construisons, nous le construisons bien : Ensemble.
La question générationnelle
Les jeunes que vous accompagnez aujourd’hui, les 10-22 ans de 2026, sont nés dans un monde radicalement différent de celui de 2006. Ils ont grandi avec l’IA, avec TikTok, avec l’angoisse climatique, avec une défiance marquée envers les institutions. Est-ce que leur rapport à l’entrepreneuriat a changé ? Et est-ce que Dreamakers a dû se réinventer pour rester pertinent ?
Les jeunes d’aujourd’hui ont grandi dans un monde profondément différent de celui de 2006. Un monde plus rapide, plus connecté… mais aussi plus incertain. Ils sont lucides. Souvent engagés. Parfois inquiets.
Dans ce contexte, notre rôle évolue. Nous n’accompagnons pas seulement des projets. Nous accompagnons d’abord une capacité à se projeter.
Et surtout, je dirais que cette question générationnelle ne fait que commencer. Les défis qu’ils ont à relever me paraissent encore plus grands qu’en 2006. Avec une notion d’urgence très forte : urgence climatique, urgence à maintenir la paix, urgence à construire du vivre-ensemble
Alors oui, Dreamakers a su se réinventer.
Mais j’ai aussi la conviction que nous ne sommes qu’au début. Comme beaucoup d’acteurs, nous devons aujourd’hui nous interroger sur la manière dont nous nous emparons de sujets majeurs, comme l’intelligence artificielle — pour nos équipes, mais aussi pour les jeunes et les enseignants.
Et nous devons le faire en tenant compte d’un contexte exigeant : un contexte économique incertain, et un contexte éducatif sous forte pression
C’est aussi pour cela que nous nous impliquons dans des collectifs sur les territoires — le Comité Grand Lille, le World Forum, les forums de l’IA… les multiples compétences de notre communauté de bénévoles sont à ce titre, extrêmement précieuses.
Notre rôle, à nous, est ailleurs. C’est de traduire ces grands enjeux en sujets accessibles aux jeunes. De les rendre compréhensibles, concrets.
L'argent, le nerf de la guerre
Dreamakers est cofinancé par l’Union Européenne, la Région, les entreprises régionales. C’est un modèle hybride, à mi-chemin entre l’association subventionnée et le prestataire de services. Dans un contexte de restriction budgétaire, avec des fonds européens qui évoluent et des collectivités sous pression, comment tu sécurises l’avenir financier de l’organisation et est-ce que le modèle économique de Dreamakers dans 5 ans ressemblera à celui d’aujourd’hui ?
Oui, c’est un enjeu permanent. Diriger une association, c’est composer en permanence avec cet équilibre : trouver les ressources, sécuriser l’existant, tout en continuant à innover et à se projeter.
Notre modèle est hybride, et il le restera probablement. Pour donner un ordre d’idée : faire participer aujourd’hui un jeune à une action Dreamakers, cela représente environ 105 €. C’est le coût d’une licence de sport. Et finalement, aujourd’hui, qui s’interroge encore sur la nécessité de faire pratiquer un sport à son enfant ?
Pour l’entrepreneuriat, ce devrait être la même chose. Avec une vigilance importante : comme pour le sport, toutes les familles n’en ont pas les moyens. Et paradoxalement, ce sont souvent les jeunes les plus éloignés de la culture entrepreneuriale — ceux qui en auraient le plus besoin. C’est un sujet de modèle économique, mais aussi de politique publique. Parce que nous parlons d’éducation. Et de transformation des territoires.
Avec 20 ans d’expérience, et un nombre incalculable de dossiers de financement déposés, j’ai aussi envie de dire que
la sécurisation des modèles économiques des associations est un enjeu collectif. Aujourd’hui, entre les critères de financement, les contraintes administratives, et les montages budgétaires, nous sommes souvent plus dans un exercice d’équilibriste que dans une logique de gestion.
Aujourd’hui, nous avons des partenaires qui nous accompagnent depuis 20 ans. Cette fidélité est un signal fort. Elle montre que ce que nous construisons a du sens.
Le rêve encore inaccompli
Vous avez affiché publiquement un objectif ambitieux : que 10 % des jeunes des Hauts-de-France soient formés à l’entrepreneuriat — ce que vous appelez « le point de bascule ». Vingt ans après le lancement, où en est-on vraiment par rapport à cet objectif ? Et qu’est-ce qui manque encore pour y arriver ?
Le point de bascule des 10 %, c’est une ambition forte. Mais au-delà du chiffre, c’est une vision : celle d’une génération qui se sent capable. On avance. Mais ce qui manque encore, c’est un passage à l’échelle. Et pour cela, il faut du collectif. Toujours. Et peut être, davantage de confiance ( ou en tous cas moins de contrôle) et plus de vision partagée entre les acteurs et les financeurs. Ce n’est pas rare que nous fonctionnons sur des programmes annuels, alors qu’il nous faudrait des plans d’actions pluri-annuels pour transformer la société en profondeur.
Le message aux 20 ans
Dernière question, et peut-être la plus personnelle. Vingt ans, c’est aussi l’âge où l’on fait le bilan avant de réinventer. Si tu devais écrire une lettre à la Dominique Dalle de 2006 celle qui lançait Dreamakers avec cette idée un peu folle de donner aux jeunes des Hauts-de-France le pouvoir d’entreprendre qu’est-ce que tu lui dirais ? Et à la Dominique Dalle de 2046, qu’est-ce que tu veux qu’elle puisse dire de ce que vous avez accompli ensemble ?
À la Dominique de 2006 :
N’écoute pas ceux qui opposent. Ecoute ceux qui rassemblent. Garde l’humain au cœur. Entoure- toi, toujours. Le « Nous » sera toujours plus fort.
À celle de 2046 : Merci pour votre confiance. Merci pour cette énergie qui a permis d’apporter des réponses concrètes à des situations complexes. Et surtout, merci d’avoir été là pour toutes les jeunesses de notre region.