Grâce à CapPlants, l'usine devient mobile

PME, Séricourt (62)

Située au sein de la région Hauts-de-France, leader français de la pomme de terre, CapPlants met à disposition des agriculteurs et industriels des usines-mobiles permettant de préparer leurs plants.  Pour répondre au mieux aux problématiques rencontrées par ses clients, l’entreprise a été accompagnée par l’agence Hauts-de-France Innovation Développement dans la mise en service de sa nouvelle station sur-mesure.

CapPlants prend racine en CapSemences

Originaire du milieu agricole, Sylvain Ducroquet, reprend deux sociétés de triage de semences et créé CapSemences en 2005. Alors convaincu que la semence de ferme a toute sa place dans le cadre d’une agriculture moderne et performante, il facilite l’autoproduction de semences par les agriculteurs. Ainsi et pour certaines variétés, l’entrepreneur propose à ses clients quatre stations de triage embarquées sur des semi-remorques. La particularité de ces machines étant de pouvoir différencier et dispatcher les différentes graines recueillies notamment dans le cas des cultures biologiques.

Un bond vers l’industrie du futur

C’est ensuite en 2011 que Sylvain Ducroquet lance CapPlants pour pallier à la saisonnalité de son activité. Dès lors, il créé de nouvelles usines mobiles innovantes permettant d’intervenir sur le traitement et la coupe des plants. C’est un véritable succès : l’entrepreneur décuple le nombre d’usines-mobiles et s’assure un avantage concurrentiel considérable.

Pour moi, l’industrie du futur, c’est rendre un vrai service à l’agriculteur en proposant les outils pour une production de plants de qualité et en quantité.

Un traitement plus respectueux de l’environnement

En réponse au plan national ECOPHYTO II* initié par le Ministère de l’Agriculture, CapPlants met à disposition des intéressés deux machines mobiles d’une capacité de 50T/h. Auparavant aspergés de poudre, l’agriculteur ne pouvait garantir le parfait traitement des plants laissant les pommes de terre avec une protection limitée. Désormais et grâce au procédé d’enrobage, les machines favorisent le traitement intégral des plants et limitent l’usage des traitements.

Une coupe de plants innovante pour faire face aux problématiques climatiques

Suite à la sécheresse de 2018, les agriculteurs déplorent un manque de plants de l’ordre de 15% en Europe du Nord. Face à cette situation, CapPlants investit dans une nouvelle usine mobile. Cette dernière coupe les plants en deux grâce à un procédé innovant de cotérisation, désinfection et cicatrisation par des disques chauffants et double le nombre de plants. Dès le départ soutenu par le Conseil régional des Hauts-de-France, CapPlants a pu être mis en relation avec l’agence Hauts-de-France Innovation Développement grâce au caractère innovant de son usine-mobile. Cette première machine sur-mesure, financée à 80% par le Conseil régional des Hauts-de-France, d’une capacité de 15T/h qui garantit la coupe de 99% des plants a suscité l’intérêt des agriculteurs à tel point que l’entreprise a dû se doter en urgence d’une quatrième coupeuse mobile de plants.

C’est aussi une réponse aux aléas climatiques, dont nous ne savons pas s’ils vont empirer ou non… 

Les industriels de la pomme de terre nous disent qu’ils gagnent jusqu’à une semaine de végétation avec cette technique ancestrale. Le plant blessé germe et pousse plus rapidement.

En 2018, l’entreprise a comptabilisé 6.000 tonnes de semences, 7.000 tonnes de traitement et 8.000 tonnes de coupes de plants et s’assure la place de leader sur le marché. Pour continuer sur cette lancée, CapPlants souhaite investir dans une machine presque complétement automatisée. Qui sait quelle sera la demande de demain…

Il y a un intérêt économique mais aussi anticipatif. Nous avons enfin pu prendre du recul et mettre en place des plans d’actions à long terme. Notre objectif : atteindre 10% du marché français d’ici 2025 et produire 20.000 tonnes de plants à l’horizon 2022 ! 

*Plan ECOPHYTO II, 20 octobre 2015 : « L’objectif de réduction de 50% du recours aux produits phytopharmaceutiques en France en dix ans est réaffirmé, avec une trajectoire en deux temps. D’abord, à l’horizon 2020, une réduction de 25% est visée, par la généralisation et l’optimisation des techniques actuellement disponibles. Ensuite, une réduction de 50% à l’horizon 2025, qui reposera sur des mutations profondes des systèmes de production et des filières soutenues par des déterminants politiques de moyen et long terme et par les avancées de la science et de la technique. »

© Photos by CapPlants

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