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Génération start-up : à JUNIA, entreprendre avec sens

À JUNIA, l’entrepreneuriat est bien plus qu’une option, c’est un véritable parcours d’apprentissage et d’engagement.

Philippe Mialaret, enseignant au département Business Management et référent entrepreneuriat, accompagne au quotidien des étudiants qui souhaitent transformer leurs idées en projets concrets. Sensibilisation, tutorat, incubation, droit à l’erreur… Il nous explique dans cet article les clés de l’accompagnement entrepreneurial à JUNIA et nous partage sa vision d’un entrepreneuriat porteur de sens, en prise directe avec les grands défis sociétaux, environnementaux et technologiques.

À JUNIA, l’entrepreneuriat étudiant se construit comme un véritable parcours d’accompagnement, où les futurs ingénieurs transforment leurs idées en projets concrets, engagés et connectés aux grands défis de société.

Comment devient-on “référent entrepreneuriat” à JUNIA ? Et à quoi ressemble
tes journées sur le terrain ?

Je fais partie de l’équipe du domaine d’enseignement  »entrepreneuriat intrapreneuriat » au sein du département business de JUNIA.

Je suis enseignant sur des compétences liées à l’entrepreneuriat telles que la stratégie d’entreprise, le marketing et le management ainsi que tuteur des étudiants porteurs de projets entrepreneuriaux ayant le statut national d’étudiant entrepreneur.

Mes journées alternent donc entre cours et tutorat. J’assure également des cours et interventions de sensibilisation à l’entrepreneuriat et aux ressources disponibles pour oser se lancer au sein de nos Campus.

Si tu devais pitcher l’accompagnement entrepreneurial de JUNIA en 30 secondes,
qu’est-ce que tu dirais sans slides ni jargon ?

Savez-vous que des ressources existent pour vous permettre de vous lancer avec votre projet ?

Quel est ton besoin, notre département t’accompagnera pour te permettre d’avancer : cours, Statut National d’Étudiant-Entrepreneur (SNEE), sensibilisation Pépite, incubateur Euratech.

On parle beaucoup “d’entreprendre avec sens”. À JUNIA, c’est un slogan ou une réalité vécue par les étudiants ?

À JUNIA, “entreprendre avec sens” est une réalité très concrète.

Les étudiants réfléchissent dès le départ à l’impact de leur projet, qu’il soit social, environnemental ou sociétal.

Cela se traduit par des projets alignés avec les enjeux de la RSE, mais aussi par des choix forts de modèles économiques ou de gouvernance, comme les SCOP. Le sens devient un véritable moteur de l’engagement entrepreneurial.

Quelles sont les alliances clés incubateurs, entreprises, financeurs, acteurs publics
qui permettent aujourd’hui à certains projets JUNIA d’aller plus vite ou plus loin ?

Notre partenaire clé est Pépite, avec qui nous intervenons très en amont, dès la phase d’idéation.

À travers des dispositifs comme le SNEE, des webinaires, du tutorat et des animations en cours,
nous répondons à un premier enjeu essentiel : sensibiliser, informer et surtout aider les étudiants à oser se lancer.

Ensuite, compte tenu de la grande diversité des technologies abordées à JUNIA, nous nous appuyons sur l’écosystème d’Euratechnologies et ses incubateurs spécialisés.

Les étudiants peuvent ainsi intégrer des programmes de pré-incubation et bénéficier d’un accompagnement structuré, notamment en phase de prototypage et de développement produit.

Les grands défis contemporains énergie, numérique, santé, alimentation durable sont
au cœur de l’ADN de l’école. Comment infusent-ils les idées de start-up portées par les
étudiants ?

Tous les projets étudiants sont directement connectés aux grands défis contemporains que tu cites.

On voit par exemple un fort intérêt pour le numérique, avec des start-up qui se concentrent sur la cybersécurité ou l’intégration de l’intelligence artificielle dans des métiers en transformation.

Mais l’innovation ne se limite pas au digital : les enjeux de sobriété énergétique et de circularité des matériaux sont au cœur de nombreuses initiatives, avec des produits conçus à partir de matières recyclées ou optimisés pour réduire leur impact environnemental.

L’ADN de l’école, qui place ces défis au centre de l’enseignement, fait que chaque idée de start-up est pensée à la fois pour être viable et pour répondre aux besoins réels de notre société.

L’ouverture internationale de JUNIA change-t-elle la façon dont les étudiants pensent
leur marché, leur ambition ou leur modèle économique ?

Non pas au stade d’idéation dans laquelle nous les accompagnons, cela est évoqué mais l’enjeu est d’abord de valider un marché accessible avec un 1er produit donc le focus est d’abord régional ou national.

Chez les futurs ingénieurs, l’impact social ou environnemental compte-t-il désormais
autant que la réussite économique ?

Pour nos futurs ingénieurs, l’impact social et environnemental est désormais central.

Dès l’origine d’un projet, la question qui guide leur démarche est : quelle solution répondre à quel besoin ? L’aspect économique reste important, mais pas dans l’idée de « gagner rapidement de l’argent ».

Il s’agit plutôt de créer son propre emploi, puis de générer des opportunités pour d’autres, en donnant un sens durable à leur activité.

Quand un prototype ne fonctionne pas ou qu’un projet s’essouffle, comment JUNIA accompagne les étudiants ? Quelle place laisse-t-on au droit à l’erreur et à l’échec dans le parcours entrepreneurial ?

Le parcours entrepreneurial n’induit pas l’obligation de réussir et de créer rapidement son entreprise ceci laisse donc la place à des phases d’échec et de doutes.

Lorsqu’un prototype ne fonctionne pas ou qu’un projet s’essouffle, nos étudiants ne sont jamais seuls : la majorité bénéficie du programme de préincubation d’Euratechnologies.

Ils sont guidés pour analyser les causes d’un échec, ajuster leur approche et recommencer.

L’échec devient ainsi une étape constructive du parcours, essentielle pour apprendre et progresser.

Le réseau des alumni joue-t-il un rôle clé dans la vie des projets : conseils, premiers clients, mise en réseau, financement ?

C’est un point d’amélioration à ce jour, des initiatives concrètes sont en place tels que conférence par des Alumnis entrepreneurs mais cela reste un point à explorer.

En regardant vers 2035, quelle place imagines-tu pour l’entrepreneuriat étudiant dans la transformation de JUNIA et dans le profil de ses diplômés ?

Il s’agit d’un des axes stratégiques travaillé dans le cadre du projet JUNIA 2035.

Avant tout notre mission restera de former et accompagner via tutorat les étudiants entrepreneurs et de faciliter l’accès aux ressources. Un lieu dédié à l’entrepreneuriat regroupant les ressources disponibles, de l’espace de coworking pour faciliter les échanges et collaborations sont suggérés.

Y a-t-il des projets étudiants qui t’ont particulièrement marqué ces dernières années et qui racontent bien l’esprit JUNIA ?

Le projet SAVIOR de Gauthier Hue, qui se consolide depuis 2023 avec une forte reconnaissance et le prix national Pépite 2025.

L’an passé les projets de Jules Maisonnave et d’Hyppolite Coquempot diplômés en 2025 qui ont démontré un niveau élevé de maturité avec une activité réelle et des 1ers recrutements.

Leur motivation, remise en cause, compétences m’ont marqué.

Pour finir avec le recul de ton expérience, quel conseil donnerais-tu aujourd’hui à un étudiant de JUNIA qui a une idée en tête mais hésite encore à franchir le pas de l’entrepreneuriat ?

« Viens nous voir au département entrepreneuriat, tu trouveras les réponses aux questions que tu te poses et tu pourras OSER te lancer. »

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