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Former des jeunes à l’entrepreneuriat : la mission de Dreamakers

On n’est jamais trop jeunes pour entreprendre et c’est Dreamakers qui nous le montre. Mais c’est quoi Dreamakers ? Nous avons échangé avec Dominique Dalle, déléguée générale de l’association, pour nous en dire plus !

Pouvez-vous nous présenter Dreamakers en quelques mots ?

Dreamakers est une association qui existe depuis 15 ans dans les Hauts-de-France, anciennement connue sous le nom d’Entreprendre pour Apprendre Hauts-de-France. Elle est née d’une collaboration entre enseignants et entrepreneurs autour d’un rêve commun : faire des Hauts-de-France la première région entreprenante d’Europe.

Concrètement, nous proposons aux enseignants des modules pédagogiques pour faire vivre à leurs élèves de véritables expériences entrepreneuriales. Ils sont accompagnés par des entrepreneurs et travaillent au cœur des lieux économiques clés de la région. Aujourd’hui, nous disposons d’un catalogue de 12 expériences pédagogiques, couvrant tous les cycles, de la fin de l’école primaire jusqu’à l’enseignement supérieur. Avec Dreamakers, on apprend à entreprendre de 10 à 22 ans !

En quoi votre action contribue-t-elle concrètement au développement économique des Hauts-de-France ?

En 2021, la création d’entreprises dans la région ne représentait que 6 % du total national. Même si ce chiffre progresse légèrement, il reste insuffisant.

Chez Dreamakers, nous partons d’un constat simple : près d’un jeune sur deux n’a aucun contact proche avec un entrepreneur ou un indépendant. Notre rôle est donc de combler ce manque, en rendant l’entrepreneuriat concret, accessible et inspirant.

Nous voyons déjà les effets de cette sensibilisation. Par exemple, Youssra, que nous avons accompagnée, fait aujourd’hui partie de notre équipe et a lancé Mea Huna, un patch réutilisable, sain et écologique qui remplace les déodorants traditionnels. Ce sont ces parcours qui donnent tout son sens à notre action.

 

Comment accompagnez-vous les enseignants dans la mise en œuvre de ces projets ?

Les enseignants sont accompagnés tout au long de l’année par nos coordinateurs de territoire, avec des temps individuels pour suivre l’avancement et lever les éventuelles difficultés.

Nous organisons également des temps collectifs, qui favorisent le partage d’expériences et l’entraide entre pairs.

Enfin, un élément clé de notre dispositif est la rencontre avec des entrepreneurs. Leur regard professionnel est précieux : il permet aux enseignants d’être guidés et aux élèves de se challenger en présentant leur projet à des interlocuteurs extérieurs. C’est une expérience très enrichissante pour tous.

 

Vous avez récemment mené une étude d’impact : quels enseignements majeurs en tirez-vous ?

Les résultats sont très encourageants. D’abord, près de 40 % des enseignants engagés à nos côtés le sont depuis plus de 6 ans. Cela témoigne à la fois de leur satisfaction et de la confiance qu’ils nous accordent.

Ensuite, nous avons constaté qu’il n’existe pas de discipline “type” pour entreprendre : enseignants de technologie, de mathématiques, d’anglais… toutes les matières sont représentées. Cela montre que l’entrepreneuriat est transversal et accessible à tous.

Enfin, un chiffre particulièrement marquant : 90 % des enseignants estiment que nos programmes bénéficient particulièrement à des élèves qui ne sont pas toujours valorisés par le système scolaire classique. C’est un levier fort d’inclusion et de révélation des talents.

 

Comment s’articule votre collaboration avec HDFID ?

Dreamakers et HDFID partagent un objectif commun : sensibiliser les jeunes à l’entrepreneuriat.

HDFID apporte sa connaissance fine de l’écosystème et son réseau, tandis que nous accompagnons les jeunes sur le terrain. Ensemble, nous permettons aux élèves de découvrir la richesse économique de leur territoire et de se projeter concrètement dans cet environnement.

 

Quelles sont vos ambitions pour les années à venir ?

Notre enjeu principal reste d’augmenter le nombre de personnes qui osent se lancer dans l’entrepreneuriat. Et cela passe nécessairement par la jeunesse.

Nous poursuivons donc deux grandes ambitions : faire des Hauts-de-France la première région entreprenante d’Europe, et faire en sorte que l’entrepreneuriat devienne une véritable épreuve du baccalauréat à horizon 2030.

 

Un dernier message à adresser aux acteurs du territoire ?

Ce message s’adresse à tous : institutions, entreprises, entrepreneurs…

Récemment, un entrepreneur bénévole me disait : « Je m’engage auprès des jeunes parce que j’aurais aimé, moi aussi, rencontrer des professionnels et découvrir ces environnements quand j’étais plus jeune. » C’est exactement ça. Une rencontre peut tout changer. Alors n’hésitez pas à nous rejoindre : ces jeunes sont le futur de notre région.

 

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de Dreamakers et découvrez leurs projets pédagogiques.

 

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