Force Awards Hauts-de-France et Chercheurs-Entrepreneurs Challenges (portés par le Groupe AEF Info, le CNRS et le Réseau National des Collèges Doctoraux) se sont associés pour encourager les projets entrepreneuriaux et les rapprochements entre la recherche académique et le monde de l’entreprise. Au total, quatre lauréats ont été récompensés, parmi lesquels Mathias Blandeau, docteur de l’université polytechnique de Valenciennes, qui a participé également à la finale nationale des Chercheurs-Entrepreneurs Challenges, puisqu’il a remporté le 1er prix de la finale régionale ainsi que le grand prix du jury. Zoom sur les projets lauréats… 

Chercheurs-Entrepreneurs Challenges

Le prix « Docteurs-Entrepreneurs » récompense des projets d’entreprise portés par des docteurs à partir des résultats de leur thèse.

Mathias Blandeau, docteur de l’université polytechnique de Valenciennes, au sein du Lamih (Laboratoire d’automatique, de mécanique et d’informatique industrielles et humaines, UMR CNRS-université de Valenciennes), a présenté son projet, baptisé « MEDIWAT », destiné à prévenir le risque de chute chez les personnes âgées. Son idée de dispositif installé dans le bas du dos a fait l’unanimité parmi les jurés, qui ont remarqué que la « cible ‘marché’ était évidente ». Mathias Blandeau est reparti avec deux prix : le premier prix régional « Docteurs-Entrepreneurs » et le Grand prix du jury.


Ulrich Biaou
, docteur en électronique de l’université polytechnique de Valenciennes, a reçu le deuxième prix régional (Émergence) « Docteurs-Entrepreneurs » pour la « qualité de son dossier » et la « pertinence de son sujet », rapporte le jury. Il dirige une start-up depuis avril 2018 au sein du technopole Transalley à Valenciennes. Sa thèse nourrit un projet d’entreprise destiné à améliorer la maintenance des trains et à réduire leur consommation énergétique. Ulrich Biaou espère embaucher 3 salariés supplémentaires d’ici 2019, portant son effectif à 5 salariés, et réaliser un beta-test dans une rame de train début 2020.

Trois autres chercheurs-entrepreneurs ont concouru dans le cadre de cette finale régionale :

    • Pierre Cardascia, docteur en philosophie à l’université de Lille et créateur de serious game, avec sa société Suboptimal Games.
    • Richardson Ciguené, docteur en informatique à l’UPJV, créateur de la société Byv (ByYourView), veut mettre en relation des entreprises en recherche de notoriété sur le web et des associations qui ont besoin de fonds, en utilisant l’intelligence artificielle.
  • Philippe Tonolo, docteur en sciences économiques en université d’Artois, promeut un nouveau modèle d’entreprise baptisée « société à responsabilité sociale » (SARS) avec son cabinet C3e.

Force Awards 2018

Le prix Doc’Force récompense les thèses menées en collaboration avec une entreprise. Le jury des Force Awards a distingué « l’originalité du sujet » proposé par Mauraine Carlier, docteure en psychologie cognitive et psychologie du sport au sein du laboratoire Scalab (CNRS-université de Lille). Elle souhaite, avec son projet « running care », prévenir l’apparition des blessures chez les coureurs en leur proposant des programmes de prévention et d’auto-rééducation, en fonction de leurs compétences physiques et de leur profil psychologique.

Deux autres chercheurs ont concouru pour le prix Doc’Force :

  • Malika Souada, docteure en génie des procédés à l’université de Lille, à l’origine d’un projet de recyclage des écrans LCD obsolètes, en partenariat avec l’entreprise d’insertion Envie2e Nord (groupe Vitamine T).
  • Nadir Cherifi, docteur en informatique à l’université de Lille, qui travaille avec la société Wordline sur les fonctionnalités des objets connectés et le défi que pose leur consommation énergétique.

Le prix Force Partner met à l’honneur les projets conjoints recherche académique/entreprise. Le projet SpiderMass, porté par le laboratoire Prism (Inserm-université de Lille) et la société OCR, avec Dominique Tierny et Isabelle Fournier, a été récompensé. Il s’agit d’élaborer un instrument d’analyse in vivo et en temps réel pour le bloc opératoire afin d’aider à la chirurgie et au diagnostic.

Trois autres projets ont concouru pour le prix Force Partner :

    • Demorobot, un projet de robot capable de prendre en main des objets, développé par le centre Inria régional avec la société douaisienne TDR.
    • Xscalibur, qui prévoit la création d’une start-up dans la foulée d’un projet PIA, autour notamment de la gestion du cloud.
  • Sport Plaisir, une collaboration entre l’université de Lille et Décathlon autour de la motivation à faire du sport.

Quels sont les intérêts à candidater à ces deux concours ? Loïc LAROCHE, représentant de Force Research and Enterprise Nord de France, répond à nos questions :

> Pourquoi participer à ces concours régionaux ?

Il y a d’abord la perspective de pouvoir remporter un prix de 3 000 à 10 000 € car les Force Awards sont bien dotés. Vient ensuite la possibilité de se faire connaître et de développer son réseau auprès des 150 participants issus du monde de l’entreprise et du monde académique. Enfin, la participation aux Force Awards permet de tester l’intérêt de sa présentation et les résultats de ses travaux devant un jury scientifique qualifié.

> Pourquoi est-ce important de faire collaborer le monde de l’entreprise et celui de la recherche ?

Parce que dans la société de la connaissance, le développement économique vient de l’innovation en général et en particulier de la collaboration entre les entreprises et la recherche académique !

Les candidats avaient 3 minutes pour convaincre le jury, constitué d’experts de l’entreprise et du monde académique. Les lauréats ont reçu des prix entre 3 000 et 10 000 euros. L’événement se tenait dans le cadre de l’édition 2018 des Rencontres de la Recherche et de l’Innovation, organisées sur tout le territoire régional du 12 novembre au 3 décembre 2018.

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