Jusqu’ici concepteur de lunettes traditionnelles, Aoyama innove dans le domaine optique en imaginant des montures fabriquées à partir d’une imprimante 3D. Une première pour une entreprise française qui permet de produire localement, sans déchet et qui s’avère être un vrai levier de compétitivité.

 

Il y a 3 ans, Philippe Beuscart, dirigeant d’Aoyama Optique France, s’associe avec Adrien Ciejak, designer d’Unistudio, pour créer les premières lunettes fabriquées à partir d’une imprimante 3D.

 

Bousculer les codes

Après avoir trouvé une structure capable d’assurer la production et la post-production en Belgique, l’équipe se lance dans la conception d’un prototype. 80 essais seront nécessaires avant d’arriver à la version définitive. « C’est une vraie avancée technologique, actuellement, 95% des lunettes sont fabriquées en Chine. Avec We DDD [prononcer « We 3D »], on est au cœur de l’usine du futur, avec une fabrication locale, qui ne produit aucun déchet et ne demande qu’une quinzaine de jours de fabrication, contre 6 mois pour des lunettes traditionnelles. Nous n’avons plus besoin de stock ! » s’enthousiasme Philippe Beuscart.

Le projet a nécessité 250 000 euros d’investissements et a bénéficié de l’appui du réseau J’innove en Hauts-de-France, notamment d’une aide à l’innovation de Bpifrance.

 

Un vrai levier de compétitivité

Distribués dans une centaine de points de vente en France, les 14 modèles de la collection We DDD incarnent une véritable révolution. « On apporte dans l’optique ce qu’a été l’arrivée de la voiture électrique » affirme Philippe Beuscart. Fabrication à la demande, SAV à vie, entièrement anallergiques et 20 % plus légères que des montures classiques, ces lunettes dernière génération ont également modifié le fonctionnement de l’entreprise lilloise. « Ce produit est un puissant levier de compétitivité mais aussi de compétences : cela a permis de faire évoluer l’entreprise et de former nos salariés à de nouveaux métiers » ajoute l’entrepreneur, dont la structure compte 23 personnes pour un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros. L’objectif aujourd’hui est de populariser ce produit, premier objet imprimé en 3D à intégrer le quotidien des consommateurs, et de booster sa part de marché d’ici 3 ans y compris à l’international.

 

Contact : communication@aoyama.fr

 Pour plus d’infos : www.aoyamagroup.com

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